L'histoire qui mène à l'histoire

Je ne parle pas souvent de ‘ma vie d’avant'. S’y trouvent pourtant les ingrédients qui m’ont amenée à créer Ptit Bunny.

Je vous explique.  

Le film Top Gun est sorti en 1986. J’avais 14 ans. L’époque du divorce de mes parents, que j’ai très mal vécu. J’adorais aller chez mes mes grands-parents, je me sentais chez eux comme dans un cocon. Ils habitaient près d’une base militaire, on voyait souvent les avions faire des exercices, et j’étais en admiration.

Mon grand-père me parlait parfois de la guerre, et avec ma grand-mère, ils avaient les larmes aux yeux quand ils évoquaient l’arrivée des Américains. Retraités, ils s’étaient d’ailleurs liés d’amitié avec un pilote d’échange américain affecté à la base pour 3 ans.

Ma grand-mère aimait l’anglais, elle a donc décidé de l’étudier sur le tard, et a reçu son diplôme avec la grande distinction alors qu’elle avait 63 ans ! Elle a ensuite lu tous les romans que j’ai dû lire quand j’étais à l’université. Merveilleux 😊

Quant à moi, depuis l’enfance, j’adore l’anglais. Cela vient peut-être de bonne-maman 😉 Je chantais les chansons sans avoir aucune idée de ce qu’elles racontaient. J’ai emmené maman à un concert de Shakin Stevens, j’avais 11 ans je crois.

Et est-ce qu’inconsciemment à l’adolescence, j’ai vu Tom Cruise comme un héros - sauveur dans ma vie qui me semblait fort triste à l’époque, je n’en sais rien. En tous cas, je me suis acheté une veste de pilote en cuir et quand j’entendais les avions passer, je sortais aussi vite pour les regarder.

Voilà , le décor est planté : le cocon, les avions, l’Amérique, l’anglais.

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Ensuite…

Une fois terminées les humanités option langues, je me suis inscrite à l’Ecole d’Interprètes Internationaux de Mons où j’ai étudié la traduction et l’interprétation en anglais - espagnol. J’ai adoré les études d’interprète, j’ai eu des profs fantastiques.

Sur le campus, il y avait parfois des étudiants américains parce que l’EII collaborait avec une université de Californie, qui s’appelait à l’époque Monterey Institute of International Studies. Ça me faisait rêver. Et je ne sais plus comment un jour, j’ai décidé que je voulais y aller. Sans même avoir pu faire des recherches sur l’endroit, internet n’existait pas comme aujourd’hui. J’étais décidée ! Et donc j’ai commencé à me renseigner.

 

Les droits d’inscription étaient impayables, donc y aller comme étudiante n’était pas une option. Alors j’ai pensé au département de français, où je pourrais peut-être contribuer comme assistante. J’ai ficelé un petit dossier, avec des lettres de recommandation de mes professeurs et du recteur, et je les ai contactés. J’ai appelé, envoyé des faxs, des documents par courrier express, rien ne se débloquait : c’était cher de vivre là-bas, c’était compliqué d’obtenir un Visa, bref, Monterey n’était pas accessible.

Après des recherches tous azimuts pour partir à l’étranger avec un tout petit budget, j’ai fini par décoller pour le Mexique où j’ai assisté Véronique qui travaillait au Département de français d’une université – et qui est devenue une amie. Aventure géniale ! Accueil chaleureux, visites d’endroits fabuleux, fête de l’équinoxe de printemps au sommet de la pyramide du soleil, cuisine savoureuse et pimentée, belles amitiés.

Je n’étais pas en Californie, mais je m’en étais rapprochée. Et… j’y suis donc allée ! A San Diego (là on rejoint Top Gun). Merveilleuse découverte. J’avais pris un vol jusqu’à la frontière côté mexicain, et le frère d’une copine américaine que j’accompagnais dans sa famille est venu nous chercher. Nous sommes donc entrés aux Etats-Unis par la route.

 

C’était incroyable ! Le soleil brillait, le décor était magnifique, la famille nous a accueillis bras ouverts, j’ai découvert mes premiers vrais BBQ, j’ai fait mon premier jogging sur une plage de San Diego, je suis allée au mall, j’ai goûté les burgers, et j’ai ressenti là-bas une énergie positive et lumineuse qui m’a marquée à jamais. Extraordinaire, moment suspendu, bonheur.

Puis retour au Mexique, mon séjour s’est terminé, je suis rentrée en Belgique, et j’ai entamé ma vie professionnelle. Toujours guidée par cette envie de voyager.

J’ai donc passé des interviews pour une société américaine qui cherchait quelqu’un pour l’équipe espagnole, et qui enverrait le candidat sélectionné à Madrid pendant quelques mois. J’ai préparé ces interviews comme un sportif s’entraine pour une compétition. Et… je suis partie à Madrid.

Retour ensuite en Belgique, je faisais partie d’une nouvelle équipe super dynamique, un peu l’impression que notre manager nous avait recrutés en se disant ‘ceux-là ils vont bien s’entendre’. On suivait des formations ensemble, en Belgique et à l’étranger, on a fait des team buildings inoubliables, et je continuais à voyager en Espagne – Barcelone est devenue une de mes villes préférées.

Environ 3 ans après avoir rejoint cette société, je reçois un jour un coup de fil surprenant : un professeur d’interprétation anglais-français de l’université de Monterey qui cherchait quelqu’un pour le remplacer pendant un an. Hallucinant. J’avais tellement insisté pour y aller quelques années auparavant qu’il avait retenu mon nom, et de toute évidence, gardé mon CV. Mon job en Belgique me plaisait, mais j’étais évidemment prête à partir à Monterey! Long story short : les choses n’aboutissent pas. Monterey n’est de nouveau pas pour moi.

Mais ne dit-on pas ‘jamais 2 sans 3’ ?

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Je poursuis donc ma petite vie en Belgique. Je voyage pour le boulot, j’habite dans un chouette appartement, j’ai repris des cours du soir en marketing, mon quotidien est bien rempli. Toutefois, il manquait un amoureux.

 

Et puis un jour, la rencontre. Il parle anglais (ça, j’avais tout de suite repéré 😉), et il est installé en Belgique pour quelque temps. Il habite en bord de Meuse. Mais que fait-il donc par ici ?.............

 

Il est pilote d’échange sur la base près de chez mes grands-parents.  Quand il m'a dit ça, j’ai cru que c’était une blague !

 

On fait connaissance, on voyage, je lui présente mes parents et mes grands-parents, il nous fait découvrir son univers. La première fois que je suis allée le voir voler, j’étais tellement stressée, j’avais envie de lui répéter 200 fois « Sois prudent, fais attention à toi ».

 

Et puis son contrat en Belgique s'est terminé, alors je l'ai suivi aux Etats-Unis. Mon amoureux est devenu mon mari, et son métier mon quotidien. Les bases militaires, les entraînements, les déploiements, l’attente de son retour.

 

La première affectation ensemble dans une toute petite ville du sud des Etats-Unis a été pour moi un véritable choc culturel. Je me souviens de la tête de mes collègues américains quand je leur ai dit que je déménageais là-bas… Je ne pouvais pas travailler tant que je n’avais pas la carte verte, les journées étaient looonnnngues, la vie militaire compliquée pour la petite européenne que j’étais. Je ne trouvais pas ma place. Les gens étaient gentils mais je me sentais tellement en décalage. Le jour où j’ai pris mon vélo pour aller explorer et qu’un monsieur en voiture m’a arrêtée pour me demander si j’avais besoin d’aide, tellement étonné de voir quelqu’un rouler à vélo ‘en ville’.  Ou le jour où des mamans avec des poussettes se promenaient en rond…  sur la piste d’athlétisme. Ou encore le jour où j’ai eu envie de mettre en place un programme de recyclage au complexe d’appartements où nous habitions (tous les déchets allaient dans la même poubelle géante, verre compris !) et où on m’a prise pour une extra-terrestre.

Je ne comprenais pas les coutumes du club des femmes de pilotes. Et je n’allais pas à l’église – il y avait pourtant le choix ! (J’avais compté 13 églises entre l’appart. et la base, sur un trajet d’une vingtaine de minutes). Bref, c’était vraiment compliqué d’avoir laissé mon indépendance derrière moi et la vie professionnelle et sociale qui allait avec. Mais j'étais heureuse d'être à ses côtés. Et je savais que les choses allaient évoluer.

En effet : quand j’ai obtenu la Green Card, j’ai pu commencer à travailler 😊  : j’ai enseigné le français et l’espagnol à l’université. J’y ai fait la connaissance de collègues très sympas ! Je me suis habituée au fait que certains étudiants venaient en tongs et short, le journal sous le bras 😉 et que c’était de manière générale beaucoup plus cool que ce que j’avais connu en Belgique. Je commençais à trouver mes marques sur le campus, quand le moment de déménager est arrivé. Ça c’est la vie militaire.

L’attente de la prochaine affectation est toujours difficile. C’est un long processus. Une fois le dossier complété et envoyé, les dés sont jetés, et la décision va tomber... d’un jour à l’autre. Nous attendions donc de savoir où l’Air Force allait nous envoyer. Parmi les options, il y en avait d’assez bonnes et d’autres beaucoup moins, de très probables, de moins probables, et d’autres, une autre en fait, qui aurait relevé du miracle. Moi je n’avais retenu que celle-là : c’était Monterey 

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Un jour, je revenais de la salle de sport je crois, et mon mari m’avait laissé une petite carte sur la table. Un petit mot avec une flèche m’indiquant de regarder au dos, et quand je l’ai retourné, il était écrit « Want to go to California with me ? ». 😊 😊 😊 YES ! On allait à Monterey !

Ca me paraît toujours aussi dingue quand je l’écris !

Quelques mois plus tard, après avoir traversé les Etats-Unis en voiture avec mon lapin dans sa cage sur le siège arrière, nous sommes arrivés en Californie.

Je dois quand-même faire une parenthèse au sujet de mon lapin : la première fois où je me suis retrouvée seule dans cette petite ville du sud et que les avis de tempête tropicale défilaient en boucle à la télé - les pilotes devaient partir avec les avions afin de les mettre en sécurité sur une autre base - j’étais perdue et angoissée. La solution que j’ai trouvée : aller m’acheter un lapin – mon petit animal préféré - pour me tenir compagnie. Ptite folle (qui portait très bien son nom) l’attendait donc à son retour de mission. Elle a ensuite vu du pays, et a eu l’honneur de côtoyer les lapins géants de Monsieur Clint Eastwood lors d’un séjour chez le vétérinaire en Californie.

Arrivée en Californie 😊 Je me souviens entrer dans la petite ville de Monterey et longer la côte : it felt like home to me. Cette connexion à cet endroit magnifique ne m’a jamais quittée.

J’ai donné des cours de français au Monterey Institute et j’y ai suivi des cours d’interprétation – c’était parfait ! Et ce qui était très marrant, c’est qu’ils se souvenaient de moi, alors que l’on ne s’était jamais vus !

A la salle de sport, au cours « Healthy Start » de Tricia, j’ai rencontré Stuart, un avocat de Beverly Hills retraité, il avait plus de 80 ans. Nous avons fait connaissance, et il m’a expliqué qu’il avait fait la bataille des Ardennes. Il m’a raconté combien il tremblait dans les tranchées, il ne savait plus si c’était à cause de la peur ou du froid. En rentrant à la maison, je me suis empressée d’appeler mon grand-père pour lui expliquer. S’en est suivi un échange touchant entre bon-papa et lui par mon intermédiaire. Je suis restée en contact avec Stuart bien après avoir quitté les Etats-Unis.

A Monterey j’ai savouré les paysages, les atmosphères, la nature,… consciente chaque jour de la chance que j’avais.

La réserve naturelle de Point Lobos, les baleines, majestueuses et émouvantes, qui y passent en janvier, la parade des chiens de Pacific Grove, le sentier qui longe la côte, les magnifiques couchers de soleil, le bruit des vagues, 17 Mile Drive, les jardins de Spanish Bay où à la tombée du jour on attend autour du feu le joueur de Cornemuse qui apparaît dans la brume avec l’océan en toile de fond, Mission Ranch- le délicieux restaurant de Clint Eastwood au milieu d’une prairie à Carmel,  les petites rues aux jolies maisons qui aboutissent toutes à l’océan, les adorables loutres, la plage des lions de mer, le petit port, le farmer’s market, les dégustations de vin californien au Wine Club, l’Aquarium,…  Je savais que je vivais quelque chose d’exceptionnel. La Californie est devenue mon deuxième pays de cœur.

Puis le moment est venu de déménager à nouveau, mais je partais avec un cadeau : enceinte de 6 mois de ma première merveille.

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Nous sommes rentrés en Europe, en Allemagne plus précisément, ce qui était parfait car nous voulions nous rapprocher de la Belgique – où le plan était de déménager quand mon mari serait retraité (jeune chez les pilotes de chasse).  

C’était dur l’Allemagne. Beaucoup de missions (dont seuls les pilotes connaissent la destination parfois), beaucoup de pression, de longues journées de travail, de très longues absences. Les déploiements, les aurevoirs les veilles de départ. La guerre. L’incertitude. Il fallait prendre sur soi. Les petits paquets (care package) que l’on envoie, comme du baume au cœur : dessins, petits mots, photos, attentions. Je me souviens que j’avais fait imprimer une taie d’oreiller avec une photo de nous, pour que même loin, il dorme avec nous. On essaie de vivre le quotidien normalement mais il y a ce gros manque, angoissant par moment, qui est là, quoi que l’on fasse.

Et puis le jour du sms qui annonce leur retour. On bricole des bannières « Welcome back », on remplit le frigo de toutes ses choses préférées, on se prépare, j’avais acheté pour notre merveille un Tshirt qui disait « My Dad is the coolest guy on earth». Le cœur qui bat à 100 à l’heure. Les dernières heures d’attente – après des mois - qui paraissent interminables. Et puis enfin : les retrouvailles 😊  Qu’est-ce que c’était bon les retrouvailles.

L’Allemagne c’était aussi voir de très près les décollages et les atterrissages des F16, l’organisation d’une escadrille (« Top Gun » 😉). C’était de beaux voyages, en Europe et en Californie 😊. C’était savourer les moments où nous étions réunis, tous les 3 😊. Et découvrir avec bonheur que cette vie de famille était l’endroit où je me sentais le mieux. « Home is where your heart is ». Mon cœur était tellement bien là.  

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Après trois ans, le déménagement suivant nous attendait, sans F16 cette fois.

Les déménagements militaires, ce n’est pas juste un petit camion qui vient emporter les meubles et les caisses que l’on a préparées. C’est comme un tourbillon : entre démarches administratives, visites médicales, équipe de déménageurs qui débarquent et qui emballent tout (très très vite !), recherche d’un nouveau logement, logement temporaire quand on n’a pas encore tout à fait quitté mais qu’on n’est pas encore arrivé, papiers, documents,…

 

C’était l’hiver. Il faisait froid. Après une longue route, nous sommes arrivés dans notre nouvel appartement. Et c’est là que l’histoire s’est arrêtée.  

 

 

 

Je voudrais que le vide que je ressens encore en écrivant ces mots puisse transparaître sur le papier.

Le moment où j’ai compris que je ne pouvais rien contre la rupture, tout s’est déroulé dans une espèce de ralenti, comme dans un film – et pas un film heureux. J’avais les joues en feu, mon cœur cognait dans ma poitrine, j’étais glacée à l’intérieur, tout résonnait autour de moi, je perdais l’homme que j’aimais tant, le père de mes enfants, ma famille unie. J’étais enceinte de 6 semaines, mon grand avait 2 ans et demi, le sol se dérobait sous mes pieds, je ne savais plus du tout de quoi demain serait fait.

J’aimais mon mari, très fort. Ce qui a rendu cette séparation plus douloureuse encore. J’ai lu que le divorce arrive en deuxième position des événements les plus stressants dans la vie. Et je cumulais : séparation, grossesse, déménagement, recherche d’emploi, etc…

J’ai donc repris la route vers la Belgique que j’avais quittée le cœur léger 7 ans plus tôt.

Vous voyez ce qui se passe quand on tire sur la nappe d’une table joliment dressée ? c’est la sensation que j’ai eue : tout volait en éclats.

Je me retrouvais au pied d’une montagne, au milieu d’une tempête, je ne pouvais pas voir le sommet, et je savais pourtant que la seule chose que j’avais à faire, c’était avancer. Pour moi, pour mon fils et pour mon bébé. L’ascension devait commencer. C’était dur. Surréaliste. J’avais souvent l’impression qu’il allait rentrer : rentrer de voyage, rentrer de mission, rentrer pour nous retrouver, comme avant.

Survie au début, force et raison, barricader les émotions, veiller sur mes trésors, et avancer à travers vents et marées, sans relâche. A force d’efforts, de persévérance et de détermination, on distingue au loin le sommet. Cela prend du temps. Des années. On se surprend à oser s’arrêter parfois en route pour observer la beauté du paysage, on voit le soleil derrière les nuages, on apprend à être dans l’instant, la douleur finit par être moins vive, l’énergie plus positive.

Je vivais à la fois une épreuve, et le plus grand bonheur : mon bébé, vaillant et déterminé, grandissait bien dans mon ventre. Et mon ‘grand’ continuait à m’époustoufler par son intelligence, sa sagesse et sa bonté. Mes enfants traversaient la tempête avec moi. Nous étions en train de recréer notre famille unie, à trois.

Et c’est ainsi qu’en chemin, Ptit Bunny est né 😊 (Là j’ai un sourire qui vient de mon cœur jusqu’à mes lèvres). Comme une petite étincelle, là où se trouve l’essentiel : l’innocence de l’enfance, l’amour en concentré, les moments de partages, la gratitude, la bienveillance, la confiance, voir le verre à moitié plein, et savourer les petits bonheurs qui illuminent le quotidien. L’épreuve était en train de se transformer 😊 😊 😊

Et cette montagne alors ? Avancer un pas après l’autre, et dans les moments de découragement, imaginer la vue du sommet. Avec deux petits coéquipiers qui m’ont boostée et m’ont montré la voie !

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Voilà pourquoi le nouveau Top Gun a résonné en moi 😉

Vous comprenez maintenant pourquoi Ptit Bunny en français et en anglais allait de soi, pourquoi les enfants ressentent que cela parle au cœur, et pourquoi cette aventure ne fait que commencer !

Je viens de dérouler l’histoire qui a mené à l’histoire : le chemin n’est pas toujours celui que l’on avait imaginé.

Les épreuves nous transforment, pour le meilleur. J’ai retrouvé aujourd’hui l’équilibre qui me permet de voir toutes les choses extraordinaires que j’ai vécues dans ‘ma vie d’avant’, et de ressentir de la gratitude. La route aurait pu être différente, mais chacun fait ce qu’il peut je crois, pour faire de son mieux avec ce qu’il a.

Une chose est sûre : quelle que soit la situation dans laquelle on se trouve, que l’on soit dans un hôtel 5 étoiles ou dans un petit studio, qu’il pleuve ou qu'il fasse beau, que l’on mange dans un bon restaurant ou que l’on s’arrête sur la route pour prendre un fast food, les essentiels restent les mêmes : amour, partage, confiance et bienveillance. Le bonheur est là, où que l’on soit 😊

Un jour je suis arrivée à Monterey ! Impatiente de découvrir où Ptit Bunny va nous emmener 😉

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